Le rapporteur public s’est prononcé en faveur d’un effacement de la fresque du Mur des expulsés, inaugurée le 5 décembre dernier à Billère. Le Préfet des Pyrénées-Atlantiques mettait en avant la «neutralité des édifices publics».
Depuis qu’elle a été inaugurée le 5 septembre dernier, la fresque qui orne le Mur des expulsés fait couler beaucoup d’encre. Désormais, c’est au tribunal administratif de Pau de statuer sur le sort sur cette fresque. Le 12 janvier prochain, le tribunal dira s’il suit les recommandations du rapporteur public qui s’est déclaré en faveur d’un effacement de cette fresque. Ce passage devant le tribunal fait suite au référé du Préfet des Pyrénées-Atlantiques. Philippe Rey estime que le maire de Billère, Jean-Yves Lalanne, n’a pas consulté son conseil municipal, ni respecté la neutralité des édifices publics. Il demande donc l’effacement de cette fresque dédiée à la mémoire des sans-papiers expulsés et leurs enfants, réalisée sur le mur de la salle des fêtes communale. Ce dossier a été présenté devant le tribunal administratif, alors même que l’avocat du maire de Billère, Me Jean-François Blanco était absent de l’audience. Il avait demandé un report de l’audience en raison d’un déplacement à l’étranger.







