Comme les syndicats, les élus de la Gauche départementale boycotteront le conseil de l'Education Nationale (Illustration, Photo DR).

Comme les syndicats, les élus de la Gauche départementale boycotteront le conseil de l’Education Nationale (Illustration, Photo DR).

Alors que les personnels de l’Education Nationale s’apprêtent à se mettre en grève le 12 novembre prochain, les élus de la Gauche départementale des Pyrénées-Atlantiques ont décidé d’anticiper le mouvement. Ils ne seront pas présents au prochain CDEN (Conseil départemental de l’Education nationale) qui doit se tenir ce jeudi 8 novembre. Ils veulent dénoncer la baisse des moyens pour l’Education nationale dans le prochain budget de l’Etat.

Voici leur communiqué. «Dans une indifférence quasi-générale, les perspectives budgétaires 2019 relèguent l’Education au rang des priorités de seconde zone. L’annonce de la suppression de 2 600 postes d’enseignants dans le secondaire fait l’effet d’une douche froide au sein de la communauté éducative tout entière, alors même que la situation est déjà particulièrement tendue dans bon nombre d’académies. Cette perspective est d’autant plus consternante et incompréhensible que selon les propres chiffres du ministère, 32 000 élèves supplémentaires seront accueillis dans nos établissements, chaque année, jusqu’en 2021.

De même, dans le premier degré, l’ouverture par redéploiement de 1 800 postes ne permettra même pas la généralisation des dédoublements des CP et CE1 en zone d’éducation prioritaire… et amènera donc à une diminution d’effectifs ailleurs, alors même que le nombre d’élèves est, là aussi, en augmentation.

Par ailleurs, concernant le bilan de la rentrée 2018 (objet de la prochaine réunion du CDEN), nous notons que dans les Pyrénées-Atlantiques, avec plus d’une centaine d’élèves supplémentaires, seuls trois postes ont été ouverts. Cela a conduit à de nouvelles fermetures de classes, souvent dans l’urgence, et malgré des effectifs en augmentation. Cela contribue à décimer encore davantage les écoles en zone rurale.

Dans ces conditions, la tenue du CDEN ne peut être qu’un simulacre de consultation et ne servir que de paravent et d’alibi à des mesures gouvernementales d’une brutalité et d’une inconséquence sans précédent. Le CDEN ne pourra que dresser le constat de la pénurie et de la désorganisation générale à venir.

Les organisations syndicales représentatives (FSU, UNSA, FO), les représentants de parents d’élèves FCPE et les associations familiales ont fait savoir qu’elles ne participeraient pas à la séance du 8 novembre. Pour l’ensemble de ces raisons, les représentants du groupe de la gauche au CDEN, Marie-Lyse Gaston et Henri Etcheto, boycotteront également cette réunion.»

Pyrénéesinfo Pau, E.B.

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