Claverina et Sorita, les deux ourses introduites en Béarn cette semaine (Photo DR).

Claverina et Sorita, les deux ourses introduites en Béarn cette semaine (Photo DR).

Les anti-ours l’attendaient sur la route… C’est par les airs que la première ourse est arrivée jeudi matin dans la vallée d’Aspe (Pyrénées-Atlantiques). Claverina (l’héritière en Béarnais) est une femelle de 7 ans, pesant 140 kilos. Le lendemain, un autre hélicoptère (ayant décollé près de Tarbes au petit matin) a treuillé la cage de Sorita (« petite sœur ») jusqu’à sa vallée béarnaise. Vers 9 heures, à peine la cage posée et ouverte, la femelle de 8 ans et 150 kilos fuyait le bruit de l’hélicoptère pour rejoindre la forêt pyrénéenne.

Comme annoncé lors de sa venue à Pau par le Ministre de la Transition écologique, la réintroduction de deux ourses femmes a eu lieu en Béarn, malgré les protestations des élus des Pyrénées-Atlantiques (et des Hautes-Pyrénées), mais aussi du monde agricole et pastoral. «Notre patrimoine naturel est un bien rare que nous avons la responsabilité collective de protéger. C’est ce que nous avons fait aujourd’hui en réussissant cette opération», explique François de Rugy dans un communiqué.

Si les éleveurs attendaient ces deux nouveaux plantigrades dans le Béarn, ils ont été sans doute surpris par l’annonce de l’Agence forestière slovène, dont sont originaires les deux femelles. Car les deux ourses relâchées seraient gravides. En clair, elles pourraient donner naissance à 1 à 3 oursons (chacunes) dès le printemps prochain.

De quoi provoquer encore plus la colère du monde agricole béarnais qui s’est lancé dans des opérations d’effarouchage dès l’arrivée des ourses.

Pyrénéesinfo Pau, Eric BENTAHAR.

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